Jacques-Benjamin  MOREL-

Député, philianthrope
Fondateur de la Société Humaine

 

La carrière fournie, la multiplicité des mandats, fonctions et actions de Benjamin Morel étant trop volumineuse pour être dévellopée ici vous n'en trouverez que le résumé.
La version totale de sa biographie réalisée par Jean Joseph Carlier - également fondateur de la Société Humaine  est  téléchargeable en  bas de page.

 

Député de Dunkerque il dira  :  

Un député est placé entre deux écueils:

Celui de manquer à son devoir de conscience ou

celui de perdre sa popularité. 

Eh bien ma popularité à moi, c'est ma conscience.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etat civil

 

Naissance à Dunkerque, le 26 Mars 1781

Décédé le 24 août 1860 à Dunkerque 

 

Données généalogiques

Fils de  Benjamin MOREL, né le 8 septembre 1751 - Dunkerque (Nord) décédé le 2 novembre 1813 - Dunkerque  Negociant, agent des Etats Unis d'Amerique, Juge du Tribunal de Commerce et de Magdeleine Charlotte DUFAUX, née le 18 juin 1751 - Calais (Pas-de-Calais), décédée le 8 septembre 1815

 

Marié le 21 août 1811, Paris 1er, avec Jacqueline Eleonore FILLIETAZ, née le 23 février 1789 - SUISSE, décédée le 11 juillet 1854 - Neuilly-sur-Seine 

 

Dont

                               

                                    Caroline Gabrielle MOREL 1813-1884  

                                    Dominique Alfred MOREL 1815-1899

                                    Edmond MOREL 1815-1871 

                                    Louise Clementine MOREL 1818-1848  

                                    Sara Blanche MOREL 1820-

 

 

Décorations et récompenses

30/05/1837   Chevalier de la Légion d’Honneur dossier LH/276/12

Chevalier de l'ordre de Notre-Dame de l'Immaculée-Conception de Villa-Viciosa

                                                                                               Port de la décoration auorisé par décret impérial du mois de juin 1854.    

 

Médaille d’or à l’effigie de la reine Victoria

Envoyée au gouvernement français pour être transmise à l’honorable président de la Société Humaine de Dunkerque . (L’inscription de la médaille envoyée par lord Clarendon a M. Morel, porte: « The british govemment to Benjamin More] - of Dunkirk, for assistance rendered to shipwrecked british - seamen. December 1855)  - Sauvetage des DIANA et DOROTHY     

 

Vie professionnelle

Benjamin Morel est pour nous, avant toute autre considération, le fondateur de la Société Humaine de Dunkerque dont l'histoire est déclinée dans ces pages.

On trouvera ci-dessous ses autres activités mandats et fonctions.

Commercant

Après avoir étudié le commerce pendant  trois ans à Hambourg  où se concentre presque tout le commerce de l'Allemagne il revient à  Dunkerque ou il collabore à la maison paternelle ou il ne tarde pas à être associé. En 1811 La maison de MM. Morel succéde à la maison Faber, pour les consignations du banquier Meyer-Rothschild de Francfort, dans l'immense trafic des guinées, qui se faisait à Dunkerque grâce aux bateaux smoggleurs, en échange des billets de la banque d'Angleterre. Le jeune Monsieur James Rothschild vint alors résider à Dunkerque et à Gravelines, près de MM. Morel. Ce fut le prélude de la carrière de ce célèbre banquier européen lorsque la paix revint.

1813 Après la mort de son père  la maison Morel continua sous la direction des deux fils.  M. Morel-Darras était essentiellement un homme de bureau, aux habitudes sédentaires, et toujours prêt à tout, tenant le fil des affaires et répondant à tout. M. Benjamin Morel avait plus particulièrement la spécialité de la représentation extérieure de la maison.

Franc-maçon

De la loge connue sous le titre l'Amitié et Fraternité, sociétés instituées pour la défense et la protection des intérêts privés et généraux du commerce de la localité. Benjamin Morel assista au banquet d'inauguration de la nouvelle salle, établie rue de La Tour d'Auvergne.

Juge au Tribunal et à la chambre de Commerce

Elu au Tribunal de Commerce de Dunkerque juge-suppléant, en 1825-26 puis   juge  en 1826-27, en 1834-36, en 1838-39, et en 1841-43.

Réélu à chacune des époques où la loi exigeait le renouvellement du mandat des membres des Chambres de commerce, M. Morel siégea à celle de Dunkerque jusqu'après la révolution de février, où il se démit le 23 Août 1848. L'assemblée des notables commerçants le réélut encore à l'unanimité le 30 décembre suivant ; mais il persista dans sa démission, et n'accepta point le nouveau mandat que ses concitoyens voulaient lui conférer.

Les interruptions qu'éprouva son mandat de juge commercial furent dues pour la plupart à des prescriptions légales.

Membre  de la commission admnistrative du pilotage 

de 1825 à 1832 

Député

Elu député du 1er arrondissement électoral du Nord (Dunkerque), le 17 novembre 1827 et  réélu le 23 juin 1830.

Arguant de problèmes familiaux, il démissionna le 22 novembre 1830, mais fut réélu, le 20 décembre suivant.

il rentra, l'année suivante, dans la vie privée. 
M. Benjamin Morel déclina toute candidature aux élections qui suivirent, et céda la place à son ami intime, M. Etienne Dupouy aîné, président de la Chambre de commerce de Dunkerque.

Censeur de la Banque de France

La Banque de France établit une succursale à Dunkerque  M. Benjamin Morel fut nommé, par le Conseil général de la Banque, l'un des censeurs choisi parmi les notables de la cité, pour seconder et éclairer les opérations de cet établissement. Il exerça ces fonctions de l'année 1855 jusqu'à sa mort

Vice-consul

Nommé Vice-consul du Portugal à la résidence de Dunkerque reçut, le 26 Février 1819, son exequatur du gouvernement de Louis XVIII. 

Conseiller Municipal

Nommé par ordonnance royale membre du Conseil municipal de Dunkerque, le 14 Mai 1817, M. Benjamin Morel fut constamment maintenu à cette fonction à chaque renouvellement légal ; il fut aussi toujours élu et réélu après 1831, quand l'élection fut rétablie dans l'institution des conseils municipaux.

En 1830, peu après la Révolution du mois de Juillet, la Mairie de Dunkerque lui fut spontanément offerte, de l’assentiment unanime de ses concitoyens ; il la refusa, préoccupé alors des intérêts plus graves auxquels sa position de député exigeait qu'il se dévouât.

Le 9 Août 1848, il se démit de ce mandat.

Apprenant aussi que des pétitions se couvraient de signatures parmi les habitants pour que son nom fût donné à l'une des principales rues de Dunkerque, M. Morel s'y opposa, en exprimant, par lettre du 9 Août, le désir que cette rue fût appelée rue d'Orléans.

Entre temps, l'autorité municipale avait débaptisé la rue d'Angoulême et lui avait donné, le 12 Août, le nom de rue Française ; mais, déférant au vœu de M. Morel, le nom de rue d'Orléans lui fut donné par délibération du 5 Août .

Fondateur du musée communal

Avec d'autres personnes en 1841

Capitaine de la garde Nationale

Institution accessoire de l'institution municipale.  M. Benjamin Morel n'a pas cessé d'en faire partie, durant tout le long espace qui s'est écoulé de 1815 à 1848, toujours en la même qualité de capitaine de la compagnie des grenadiers du premier bataillon, soit sous le régime où les corps d'officiers étaient nommés par ordonnance, soit depuis la loi du 22 Mars 1831, où leur nomination était soumise à l'élection des gardes nationaux.

Enfant de Jean Bart

C est lui qui le 16 février 1839 propose au conseil municipal d’élever une statue monumentale à Jean-Bart. 
Le projet accepté par le conseil, c’est à lui que fut déférée la présidence de la commission instituée pour réaliser cette pensée unanime.

Humaniste

A la demande de M. Benjamin Morel, la Société des Quinze-Vingt de Paris adressait, le 29 Novembre 1856, à un habitant de Dunkerque, pauvre et aveugle, le brevet d’une pension annuelle de cent francs.

Les principes de la haute charité sont héréditaires dans la famille de ce respectable philanthrope , et c’est au contact de M. Cochin que M. Alfred Morel fils s’est inspiré lui-même de la pensée qui l’a porté à se faire l’un des promoteurs les plus zélés de l’établissement des salles d’asile à Dunkerque.

Administrateur de l'Hospice civil.

En 1852, M. Benjamin Morel fut appelé à faire partie de l’administration de l’hospice civil de Dunkerque.  Il n'a pas exercé longtemps ces fonctions de pure philanthropie, où l‘esprit d’ordre et d’économie, le sentiment et les procédés de délicatesse qui distinguaient M. Morel devaient apporter un utile concours à l’administration de cette belle institution municipale.

Membre de l’Association charitable.

L’association charitable, distribution de secours à domicile aux indigents malades et blessés, par les soins des sœurs, dites filles de l’Enfant-Jésus, fut créée à Dunkerque, en 1828, sous les inspirations du général Thévenet, membre du conseil municipal.

M. Benjamin Morel en fut nommé membre en 1836, et plus tard, à la mort de M. Auguste Dupouy, en 1855, il fut élu vice-président du comité administratif de cette respectable association ; il ne cessa d’en faire partie qu’en 1857.

Membre de la commission de Surveillance du Travail des Enfants dans les manufactures. 

Dès qu’une ordonnance royale eut fixé le mode de réglementation de la loi du 22 Mars 1841, sur la surveillance qu’exigeait le travail des enfants dans les manufactures, usines ou ateliers, M. Benjamin Morel fut choisi pour l’un des membres de la commission chargée d’en assurer le bienfait dans l’arrondissement de Dunkerque. Il en faisait encore partie à l’époque de sa mort.

Vice-président de la Société générale des Naufrages à Paris.

Cette Société, fondée à Paris, en 1856, par un grand nombre de notabilités maritimes , ne trouva rien de plus expédient pour exciter l’intérêt public en faveur du but de son institution, que de s’affilier aux Sociétés de sauvetage déjà fondées en France et à l’étranger, sociétés qui avaient fait leurs preuves d’utilité et d’honorabilité.  M. Benjamin Morel, président de la Société Humaine de Dunkerque, fut vice-président de la Société générale de Paris.

Vice-président honoraire de la Société de Secours mutuels des Sauveteurs, à Paris.

Le nom et la réputation de M. Morel le désignaient partout où il y avait part à prendre aux Sociétés de sauvetage et d’humanité. Aussi, fut-il nommé en 1854, vice-président honoraire de la Société parisienne de Secours mutuels des Sauveteurs médaillés du Gouvernement.

 

Biographie de Benjamin Morel par Jean Joseph Carlier dit 'l'ainé' texte complet

 

 

 

 

Portrait de Benjamin Morel en 1829 par

Joseph Nicolas ROBERT-FLEURY

Musée de Dunkerque

Sources

BNF Gallica Société centrale de sauvetage des naufragés 1866 – 1939

Base Léonore Dossier de la légion d’honneur

Dunkerque magazine Les marins de l’impossible

Jacky Messiaen "Des corvettes et des hommes" Edition Kim Dunkerque