Service du lamanage

 

Le nom LAMANEUR vient du vieux français LAMAN, lui-même issu du néerlandais LOOTSMAN, signifiant « l’homme de la sonde ».
A l’origine c’était un marin local expérimenté qui montait à bord des navires pour les guider lors de leur entrée dans le port, pour se faire il s’aidait d’une « sonde » pour déterminer les hauteurs d’eau sous le navire. Par la suite le métier à évolué vers l’assistance à l’amarrage des navires.

Au XVIIe siècle les lamaneurs et pilotes sont réunis dans une entité commune "les pilotes lamaneurs".

Toutefois chacun avait en charge des interventions différentes.

Les lamaneurs  étaient là pour aider aux manœuvres  de ces bâtiments (prise de remorque, amarrage etc.), voire récupérer des passagers à bord de navires ayant un trop fort tirant d'eau pour les amener à quai.

Ces métiers n'étaient pas sans risques et il n'est pas une décennie sans que des lamaneurs n'aient payé un lourd tribut au service des bâtiments en perdition ou simplement pendant les manœuvres d'accostage à  quai.

Entre 1850 et 1900  ce sont 8 canots lamaneurs qui auront chaviré ou auront été abordés entrainant la mort de 12 lamaneurs.

On remarquera aussi les lignées familiales de pilotes ou lamaneurs qui, bien  souvent,  seront volontaires pour souquer sur les avirons afin d'aller se porter au secours de navires en difficulté et cela quelque soit les conditions climatiques.

Jusque dans les années 1940?? le lamanage était un service libre. Sur le port de Dunkerque on appelait cela "faire la drogue". Pour s'installer il fallait être au moins trois marins et posséder un bateau ouvert de 6 à 7 mètres.

Certains descendants de ces sauveteurs sont de nos jours encore présents aux services du port comme les Taylor, Bossu, Zoonekindt et bien d'autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une nuit de pilote lamaneur en 1862 pas gros temps Récit

 

 

 

 

 

 

 

Canots lamaneurs 'Avant 1915)
Canot lamaneur

Canots lamaneurs 

Le canot de sauvetage est celui qui est baché en bas à gauche