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La Société Centrale de Sauvetage des Naufragés

 

 

En 1824, au moment où l’œuvre du sauvetage se fondait de l'autre côté du détroit, des efforts étaient faits en France dans le même but.

 

Boulogne, Dunkerque, Calais voyaient se constituer des sociétés humaines qui ont rendu des services et existent encore aujourd'hui.

 

Toutefois, les faibles ressources mises à leur disposition ne leur ont pas permis d'étendre leur action ni d'entretenir dans tous les temps un matériel et un personnel suffisant.

 

L'exemple donné par nos villes du nord ne se propagea pas; des tentatives faites à diverses époques pour constituer un centre d'action furent infructueuses, et nos côtes demeurèrent privées de moyens de secours.

 

Frappé des conséquences d'une telle situation, le ministre des travaux publics provoqua., en 1861, la formation d'une commission mixte ayant pour mission de rechercher les mesures les plus propres à assurer, sur le littoral un service complet de sauvetage ; la création de la Société centrale peut être considérée comme le 1 corollaire des travaux de cette commission et des mesures dont elle avait proposé l'adoption La société anfglaise des Life-Boats servira, entre autres, de modèle pour créer la Socieété Centrale de Sauvetage des naufragés SCSN

 

 

La première station du dunkerquois à faire partie de la SCSN sera Gravelines suivie par Dunkerque puis Fort-Mardyck et Malo-les-Bains 

LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE 1939-1945 
Pour la troisieme fois depuis sa fondation, la Societe Centrale vavoir son activite brutalement interrompue par une guerre. Mais, alors qu'en 1870 et en 1914 elle n'avait subi d'autre mal que l'arrêt de ses constructions neuves et Ia désorganisation de ses comités et équipages rappeés par la mobilisation, elle devait, cette fois-ci, éprouver de considérables dommages

Pendant la drôle de guerre ses canots sortent partout, montrant une magnifique activité, avec des équipages de volontaires la plupart du temps. Dans les 52 sorties que l'on relève au cours de cette periode, nous citerons seulement les beaux sauvetages de vingt-quatre hommes du dragueur de mines Notre-Dame-des-Dunes par le canot de Gravelines, le 16 janvier 1940, et, le 26 du meme mois, celui du chalutier Abel-Allair par le canot de Doelan qui reste près de 32 heures a la mer. 
 Le 22 mai 1940, notre canot de Gravelines sauve 30 hommes d'un cargo en flammes. Le 5 juin, Gravelines — toujours le Maurice-Pinel, le canot actuel, avec son ancien patron Edouard Brunet — sauve 6 soldats francais dont 2 gravement blesses. L'Amiral Lacaze entreprend alors une demarche aupres de l'Amiraute Allemande pour que soit respectee la liberte d'action de nos canots, en cas de sinistre en mer. II est ecouté avec déférence et compréhension et recoit des promesses qui ne seront pas toujours tenues. Dans certains ports les autorités occupantes maintiennent les réquisitions et les interdictions de sortir en mer... Dans d'autres, nos canots parviennent à faire du bon travail et on peut compter 64 sorties de sauvetage du 1" juillet 1940 à la Liberation mais ils doivent se conformer à des consignes strictes. 

 

En 1967 la SCSN fusionne avec les Hospîtaliers Bretons pour devenir la Société Nationale de Sauvetage en mer (SNSM)

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Source : 

 

http://kbcpenmarch.franceserv.com

Credit photographique Musée Portuaire de Dunkerque / Philippe Boutelier