Sauvetage de pilotes par le Fructidor

2 personnes sauvées

 

 

A 10 h 10, quatre appareils Latécoère 289 de l'escadrille T 2 décollent de Cherbourg pour Boulogne, afin d'effectuer une mission de bombardement d'une colonne blindée allemande repérée entre Samer et Boulogne.

T 2-1 lieutenant de vaisseau Lamiot - T 2-2 premier-maître Chauby - T 2-3 lieutenant de vaisseau Huet - T 2-4 second-maître Halgand

Interceptés par des Messerschmitt Bf 109 et par une D.C.A. très active, le T2-1 est gravement touché. Le mitrailleur est tué et le radio blessé. Le pilote, le L.V. Amiot doit se poser, en feu, près de la côte. Le T2-3 subit le même sort. Le mitrailleur est également tué, quant au radio, sur la demande de son chef, il saute en parachute au-dessus de Boulogne. Le L.V. Huet se pose près de son chef d'escadrille mais il est blessé par une passe de mitraillage des avions allemands. Les survivants sont recueillis par le dragueur auxiliaire FRUCTIDOR

 

 

 

 

Sauvetage de l'ORAGE par le chasseur 42

67 personnes sauvées

Le torpilleur français ORAGE commandé par le C.C. Viennot de Vaublanc,  reçoit quatre bombes dans ses abords avant qu'une cinquième n’éclate le long du navire, provoquant une large brèche.

Incendié et criblé par les explosions des munitions sur le pont, il doit être évacué et le CHASSEUR 42 embarque le personnel et le commandant. Les soutes de l'ORAGE explosent et le bâtiment coule, pavillon haut, le 24 mai à 03 h 00. Sur 137 hommes d'équipage, seuls 67 hommes survivent au naufrage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sauvetage du JAGUAR par le MONIQUE CAMILLE et le MATELOT

67 personnes sauvées

 

 

 

 

Les vedettes allemandes S 21 et S 23 sont alertées à la suite de messages alliés interceptés par les services d'écoute allemand. Elles se positionnent près de la bouée 6W, dans le chenal ouest de Dunkerque.

Elles surprennent le contre-torpilleur français JAGUAR, commandé par le capitaine de frégate Adam, qui est torpillé par la vedette lance-torpilles allemande S 21 ou S 23. Pris en remorque, il est échoué à Malo-les-Bains,avant d'être peu à peu achevé par la Luftwaffe. Il y a 13 morts et 23 blessés au cours de l'attaque des S-Boote.

A son bord se trouve le médecin Hervé Cras plus connu sous le pseudonyme de Jacques Mordal. Le dragueur auxiliaire MONIQUE CAMILLE , commandé par l'enseigne de vaisseau Mariotti, accoste le JAGUAR et recueille les blessés et la majeure partie de l'équipage.

A quatre heures, alors que le JAGUAR s'incline un peu plus sur tribord, la MONIQUE CAMILLE largue ses amarres et s'éloigne. Peu après, le dragueur auxiliaire français MATELOT  accoste le contre-torpilleur et finit l'évacuation.

Au moment de quitter ces parages dangereux, le MATELOT ne peut plus mettre en route et doit attendre une longue demi-heure, collé au JAGUAR et à ses vingt tonnes d'explosifs, avant de pouvoir partir. Entre le 24 et le 26 mai, des pinasses, armées par les rescapés du JAGUAR et des équipes de démolition, vont débarquer les grenades miraculeusement intactes, sur la plage arrière. Le navire repose par 8 mètres de fond

journée du  23 mai 1940

*Sauvetage de pilotes, du JAGUAR et de l'ORAGE

au moins 136 personnes sauvées

Cette page relate des sauvetages de personnes réalisés dans le cadre de la bataille de Dunkerque.
Ces sauvetages appartiennent à l'histoire du dunkerquois mais restent en dehors du champ de l'étude, ils ne sont pas comptabilisés comme tels..

Merci au site DK épaves dont est tiré l'essentiel des pages sur la bataille de Dunkerque

Latecoere 289

Extrait d'un témoignage:
"Une bombe tombe près de la mitrailleuse tribord dont elle fauche tout l'armement. Le servant de Martiny est tué, le commandant, capitaine de corvette Viennot de Vaublanc, précipité à terre, se raccroche à la barre, une jambe fracturée. Puis, successivement, une quinzaine de bombes tombent autour du bord. Une autre abat le mât de flèche et éclate au PC Trans. Une autre encore traverse l'aileron de passerelle bâbord et éclate sur le pont principal. Il n'y a plus autour du commandant que des morts sur la passerelle. Plus de barre. Les douilles en parc de la pièce "2" s'enflamment et l'incendie gagne rapidement. La chaudière "1" a été touchée, les collecteurs sont rompus, l'accès aux noyage des soutes impossible. On entend partout crépiter les balles dans les chargeurs et les obus en parc commencent à faire de même."

Torpilleur Orage

Hervé Pierre Gabriel Cras dit Jacques Mordal, est un médecin de marine et écrivain français

auteur de "Dunkerque"

Il arrive le 3 juin à l'embouchure de la Tamise  sur le dragueur auxiliaire Emile Deschamps quand celui-ci touche une mine. Jacques Morfal fait une  fois de plus partie des survivants...

Décédé dans le naufrage Mort Pour la France

Testart Gaston Louis

Né le 04 avril 1909 à Coudekerque-Branche

Sources

Site Dunkerque Epaves

Crédit photo Dunkerque épaves - Marius Bar 

Marine Dunkerque Maurice Guierre édition J'ai Lu

Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Orage_(torpilleur)

 

Sauvetage individuel

C'est dans ces conditions que le docteur Cras est parti à la recherche de l'un de ses infirrniers qui manque à l' appel. Muni d'une lampe torche, il gagne l'infirmerie, la partie arriere de ce local est un fouillis indescriptible de tôles brisées, tordues, souillées de mazout. Cras appelle en vain ; un officier se joint à lui tous deux cherchent, en se faufilant entre les tôles leurs pieds, le pont est litteralement soufflé en  une énorme voussure ; le mazout se repand partout, enfin se devine une clarte trouble ; elle vient de la breche dans la coque. Et de la monte soudain une voix faible.

Jc suis ici, dans l'eau, mais ne puis bouger ; les jambes cassées ; it faudrait venir vite; je n'en puis plus...

Que faire ? entrer peut-être dans la brèche avec embarcation. Les deux officiers remontent sur le pont, hèlent le canot pour y embarquer, mais déjà son armement a compris, et sans attendre, ses hommes sont entrés dans ce gouffre sur le point de chavirer. Ils en ressortent bientot ayant arrachéle pauvre infirmier à son affreuse position.

Dévouement sterile car, une heure apres, avant même d'arriver au quai de Dunkerque, le blesse rendra le dernier soupir. 

Un commandant tenace
Le chasseur  42 accoste et embarque le personnel.

Le commandant tente de rester à bord mais le premier-maître Julé patron du chasseur  répond :

J'ai ordre de récupérer TOUS les survivants je en partirai que quand vous serez à bord" 

Il faudra un ordre du chef de flotille pour que le C.C. Viennot de Vaublanc se sépare de son bâtiment.

Ce fait lui vaut une citation à l'ordre de l'Armée de mer:

« Après un service intensif de surveillance et de patrouille pendant les premiers mois de la guerre a finalement été détruit le 23 mai devant Boulogne à la suite d'une série d'attaques en piqué de douze bombardiers ennemis et malgré la belle réaction et le mordant de son équipage brillamment commandé par le capitaine de corvette Viénot de Vaublanc (RVM) qui quoique blessé dès le début de l'action a conduit lui-même son personnel jusqu'à l'évacuation. »