16 octobre

Sauvetage du trois-mâts Austro Hongrois SAID

11 hommes sauvés

 

 

Patron du canot de Fort-Mardyck : Jules Joseph Turbot

 

Sous-patron : Pierre François Joseph Hars

 

Armement du Marie de Bouteneff : Jules Honoré Admont

Jean Baptiste Gaston Benard - Jules Alphonse Benard

Jean Baptiste Blanquart - Joseph Jean Baptiste Blanquaert 

Pierre Jean Joseph Hars - Désiré Léon Joonnekin - Joseph Jérome Legrand 

Jean Baptiste Jules Salmon - Joseph François Floris Turbot

 

Patron du canot de Gravelines :  Ficquet

 

Armement du canot de Gravelines

 

Gravelines et Fort-Mardyck

 

Beaucoup de personnes pensaient qu’il était inutile de faire partir le canot, parce que l’un de ceux de Dunkerque, à l’aide d’un remorqueur, ou celui de Mardyck pouvait être sur les lieux avant celui de Gravelines.

Le président fut d’avis, au contraire, qu’après le temps exceptionnellement mauvais de la nuit, il pouvait se faire que les canots de Dunkerque et Mardyck fussent occupés ailleurs, et qu’en tous cas, il ne fallait négliger aucun moyen de secours, même de ceux qui pouvaient n’avoir pas, dans certaines éventualités, de résultats efficaces. Il insista donc pour que le canot fît une nouvelle sortie.

Elle eut lieu sous le commandement du sous-patron Ficquet, et il ne s’en fallut que de peu de minutes que le canot de Gravelines n’eût l’honneur de recueillir les onze naufragés du navire, qui était le SAID, de Lussino – Piécolo, de nationalité austro-hongroise.

Au moment où le canot de Gravelines arrivait sur le lieu du sinistre, les derniers naufragés étaient déposés à terre par le canot de la Station de Mardyck. Aucun canot de Dunkerque n’avait paru.

En même temps que le canot, partait de Gravelines un canon porte-amarres, expédié par les soins du brigadier des douanes du Petit-Fort-Philippe, membre du Comité. On doit croire que, voyant arriver d’autres secours, ce chariot rebroussa chemin, et n’arriva pas à Mardyck.

Vers sept heures du matin, le trois-mâts autrichien SAID est signalé en péril dans l’Ouest de la station, à quatre kilomètres environ à l’Est du port de Gravelines.

A huit heures, le patron Turbot, après avoir rallié son équipage, prend la mer et parvient, malgré une mer démontée et au milieu de forts brisants, à atteindre le navire par l’arrière. Un va-et-vient promptement établi permet une première fois de recueillir cinq des hommes de l’équipage du SAID qui furent amenés à terre.

Le canot retourna immédiatement auprès du SAID, et put recevoir à son bord quatre marins, un pilote et le capitaine, soit un total de onze hommes.

Dans cette circonstance, l’un des hommes du canot qui était tombé à là mer en transbordant un naufragé a pu heureusement remonter à bord.

Le sous-patron Hars a été blessé aux mains et aux genoux en maintenant le va-et-vient.

Le canot habilement dirigé par le patron Turbot s’est parfaitement comporté.

 

 

Source

BNF Gallica  Annales de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés