16 octobre 1881

Sauvetage du vapeur gravelinois EMILE

5 hommes sauvés

 

 

 

Patron du canot :

Pierre Joseph Leprêtre (1 sortie)

Sous-patron :

Jean Baptiste Joseph Eugène Ficquet (3 sorties)

Armement 1 sortie :

Pierre Agneron - Jean Charles Dubuis -

Pierre Louis Auguste Fournier -

Augustin Joseph Fournier - Henry Goppin

Pierre François Lefébure - François Louis Verove

Antoine Wadoux

Armement  2 sorties :

Pierre Agez - Charles Brunet - Joseph Fournier -

Charles Le Maire - Charles Joseph Lepretre

Charles Vérove

Armement 3 sorties :

Jean-François Dollet - Joseph Arthur Evrard -

Pierre Joseph Jean Baptiste Ficquet - Plachot-

Personnel  des Douanes :

Allisker - Barra - Barbeille - Bouebart -

Corpello - Coeugnet - Corno - Delsol -

Dervo - Desquand - Guérin -Lemière - Perichart -

 

 

Gravelines :

Vers six heures du malin, le vapeur EMILE du port de Gravelines, s’est jeté à la côte à l’extrémité de la jetée Est du port, actuellement en construction. Il faisait un fort vent du nord, la mer était très houleuse.

Aux signaux de détresse faits par le navire, le canot de sauvetage fut immédiatement mis à l’eau, et le patron Leprêtre, toujours dévoué, partit avec le sous-patron et dix canotiers pour se porter au secours de ce bâtiment. Il n’était pas facile de l’accoster, à cause de l’état de la mer, et de la position du navire échoué au milieu des blocs de pierre destinés aux travaux de la jetée, et des pieux solidement enfoncés pour le même objet. Cependant, sous la conduite de son habile patron, le canot put venir élonger le navire et recueillir deux passagers, l’équipage n’ayant pas voulu le quitter le canot était à peine rentré, qu’on signala à sept milles environ dans l’Est, un trois-mâts carré dans une position critique.

Le président venant d’arriver au Fort-Philippe, et craignant que l’équipage ne fut en grand danger, demanda aux canotiers un nouvel effort. Le patron Leprêtre, sérieusement blessé, dut, à son grand regret, se retirer.

Dans la soirée du même jour, le capitaine  le second du vapeur EMILE et un pilote anglais, qui n’avaient pas encore quitté ce navire, voyant le temps menaçant et la mer très mauvaise, et craignant que lé navire ne s’échouât pendant la nuit, firent des signaux de détresse pour qu’on vînt les chercher. Les canotiers n’hésitèrent pas, et, pour la troisième fois, ils se portèrent au secours des naufragés, sous la conduite du sous-patron.

Leur mission était des plus difficiles. La mer, très mauvaise, déferlait par-dessus le navire, qu’il s’agissait d’accoster, au milieu des blocs de rochers et des pieux des travaux de la digue. Si le canot avait touché, par malheur, la vie de tous ceux qui le montaient était sérieusement en danger. L’opération réussit néanmoins, et les trois hommes qui restaient encore à bord du vapeur EMILE furent recueillis et débarqués au fort Philippe. Dans cette journée, les canotiers se sont montrés, comme toujours, courageux et dévoués ; ils ont rendu de véritables services, et ont sauvé cinq personnes.

Une blessure grave a seule empêché le patron Leprètre de rester à son poste jusqu’au bout ; mais le dévouement de ce brave marin est toujours le même, et on ne peut donner assez d’éloges au concours si utile qu’il prête à l’œuvre du sauvetage, tant comme patron du canot que comme membre du Comité local.

intervention des douaniers.

Le vapeur EMILE de Gravelines, surpris par un gros temps avec fort vent du nord-ouest fut, par suite d’une fausse manœuvre, entraîné à la côte où il s’échoua, vers cinq heures du matin, près de l’entrée Ouest du chenal de Fort-Philippe.

Prévenu à cinq heures un quart, le poste des douanes de cette localité s’empressa de se porter avec le canon porte-amarre et le matériel de sauvetage sur le lieu du sinistre où il arriva à cinq heures trois quarts, mais l’équipage ayant refusé de quitter le bord, les agents des douanes rallièrent leur poste à sept heures. Quoique ses appareils de sauvetage n’aient pas été utilisés, l’empressement des hommes du poste Fort-Philippe à se porter au secours de ce bâtiment mérite d’être signalé.

Source

BNF Gallica  Société Centrale de Sauveetage des Naufragés

 

Le Ministre de la Marine attribue

 

Une chaîne en or

LeprêtrePierre Joseph

Médaille argent 1ere classe

Plachot P. L. J.

Médaille argent 2e classe

Dollet J. F.

Médaille or 2e classe

Ficquet J. B. J. E.

Témoignage de Satisfaction

Fournier T.

Le Comité Central de la SCSN attribue 

 médaille  d'argent

au canot de Gravelines

Une chaîne en or

Leprêtre P. J. J. B.

Médaille or 2e classe

Ficquet J. B. J.

Médaille argent 1ere classe

Evrard J. A. - Ficquet P. J. J. B.

Médaille argent 2e . - 

Vérove C. -Dollet J.F. - Lemaire C

Témoignage de Satisfaction

Fournier P. L. A.