17 janvier 1867

Sauvetage du brick anglais MAID-ERIN

7 personnes sauvées

 

 

 

Patron du canot : Pierre Joseph Leprêtre

 

Armement du canot : Pierre-Joseph Agez - André-Auguste Coppin -

J.-B.,Romain Daubercourt - Joseph Delahaye - François Evrard

Jean-Baptiste Ficquet - Antoine Fournier - Pierre-François Lefébure

Barthélémy Lemaire - Jules-Joseph Leprêtre - P.-Antoine Pleuvret

Charles Risbourg - Jean-Charles Veron

 

Gravelines :

 

A huit heures du matin, par une horrible tempête de vent de Nord et de Nord-Est, qui durait depuis trente-six heures, accompagnée de grains de neige et de grêle, on aperçut du Grand-Fort-Philippe un brick qui fut bientôt jeté à la côte à un kilomètre et demi dans l’Est du chenal.

 

Le patron Leprêtre, qui s’était déjà distingué dans une récente sortie du canot de sauvetage, fit aussitôt les préparatifs pour mettre l’embarcation à la mer, avec l’aide de plusieurs marins et habitants du hameau.

 

Lorsque tout fut prêt, le patron demanda des hommes de bonne volonté pour embarquer (les canots de sauvetage ont toujours un double équipage). Six se présentèrent d’abord. Il en fallait onze.

 

Cinq autres marins répondirent à un second appel, coururent dans l’abri prendre leurs ceintures et s’embarquèrent.

 

Le canot fut lancé à huit heures et demie, et parvint, après des efforts inouïs, à accoster le brick, naufragé, que la mer couvrait entièrement. A ce moment, un deuxième brick venait s’échouer à 400 mètres du premier, et un troisième navire, une goélette, affalé à 2 kilomètres plus à l’est, venait de mouiller ses deux ancres et se trouvait en perdition.


Les sauveteurs vinrent mettre à terre les sept hommes composant l’équipage du brick anglais le MAID-ERIN, de Folkestone. Un des naufragés, tombé à la mer pendant le sauvetage, respirait à peine ; deux canotiers durent débarquer pour le porter dans une auberge voisine.

 

M. Weens, armateur au Grand-Fort-Philippe et chargé provisoirement de la direction de la station, avait fait préparer à l’avance la boîte de secours et se mit aussitôt à soigner le naufragé en suivant les prescriptions contenues. dans l’instruction qui accompagne la caisse.

 

Ces soins, continués bientôt sous la direction d’un médecin appelé en toute hâte, furent couronnés de succès. Au bout de deux heures le naufragé reprit ses sens.

 

Tous se mirent dans l’eau jusqu’au cou pour lancer le canot à la mer. pour secourir l' EUGENIE

 

 

Source  

 

BNF Gallica  Annales de la société centrale de sauvetage des naufragés