6 décembre 1867

-Sauvetage de la goélette FANNY-

7 hommes sauvés


 

Participants au sauvetage :

Charles François Agnieray -

Jean Baptiste Augustin Delahaye - Charles Edouard Doubercourt

Pierre François Evrard- Louis Jean Baptiste Evrard -

Joseph Lamour - Louis Joseph Désiré Daulé -Pierre Loui Wellems-

Etienne Joseph Vampouille - Jean Baptiste Louis Vasseur-

Auguste Houter - Pierre Louis Zunquin - Salomez

 

Gravelines :

A 10 heures du soir, la goélette française la FANNY montée par huit hommes d’équipage, faisait côte à l’est du chenal de Gravelines. La tempête sévissait avec fureur. M. Salomez, administrateur de l’inscription maritime, accompagné du syndic Delahaye et du garde maritime Agnieray, se rendirent sur la plage en face du navire naufragé.

La mer baissait, il leur fallut faire plus d’un kilomètre dans l’eau glacée, avant d’arriver jusqu’aux brisants. Ils furent alors rejoints par trois marins qui avaient suivi une autre direction, et ils apprirent qu’un homme de l’équipage de la FANNY avait été aperçu sautant à la mer, puis avait disparu sans qu’on pût le secourir.

Les sauveteurs crièrent de toutes leurs forces à l’équipage de rester à bord, mais ils ne furent pas entendus, car quelques instants après ils virent plusieurs hommes se jeter à la mer et se débattre dans les brisants, ou former la chaîne pour arriver jusqu’à eux, et l’on parvint à les atteindre. Ils furent immédiatement transportés au Fort-Philippe, où ils reçurent, sous la direction du digne curé, les soins que réclamaient leur état.

Il restait encore à bord de la FANNY le capitaine et le mousse ; le garde Agnieray se chargea d’aller les chercher à bord. Ne voyant personne sur le pont, il s’affala dans la chambre par la claire-voie, et trouva ces deux malheureux attendant qu’on vînt les chercher. Le capitaine, vieillard accablé de fatigue et de besoin, ne pouvait se remuer, le garde eut toutes les peines du monde à le hisser sur le pont. Le second du navire manquait à l’appel, c’est lui qui s’était jeté le premier à la mer. On vit quelques instants après son corps flotter dans les brisants. On le transporta en toute hâte au Fort Philippe où se trouvait la boîte de secours de la Société centrale, mais tous les soins qu’on lui prodigua ne purent le ramener à la vie.

Il était deux heures du matin quand les sauveteurs regagnèrent leur demeure, après avoir accompli leur œuvre de salut.


 

Source

BNF Gallica  Annales de la société centrale de sauvetage des naufragés

 

 

Durée de

la sortie

4H00