6 février 1851

-Sauvetage du flambard HUIT FRERES-

Equipage sauvé

 

Participants au sauvetage : 

Gaspard Neuts - Frédéric Benjamin Lefebvre

Monier  Conseil

 

 

 

Dunkerque :

Le flambard les HUIT FRERES, capitaine Gicquel de Saint-Brieuc, chargé d'os, échoué sur le banc du port, avait subi de nombreuses avaries.   

La Société Humaine était  fidèle à son mandat d'humanité : ses membres étaient en surveillance aux deux côtés du port.  

Le capitaine Conseil s'était rendu à l'estacade de l'ouest et M. le Président de la Société était à celle de l’est où il rencontra M. le capitaine Caron et le brave capitaine Gaspard Neuts avec quelques hommes qu'ils avaient réunis près de l’embarcadère du bateau de sauvetage.  

Des chevaux avaient été, par M. Conseil, commandés  pour la mise à l’eau du bateau, mais malgré l’activité que l'on y mit, le temps s'écoulait, M. le Président de la Société Humaine et Caron engagèrent l’intrépide Neuts à se jeter, avec ses braves marins, dans un canot lamaneur amarré à l’estacade et gardé par un jeune matelot.  

Ils le firent aussitôt, nageant avec vigueur, ils dirigèrent l’embarcation avec l’intelligence que donne une longue pratique, vers le navire en péril. Neuts sauta le premier à bord et dès que l’on put considérer l'équipage comme hors de danger, le navire, que la marée montante et les efforts de l'équipage avaient remis à flot, gagna le port et parvint jusqu'à hauteur de la porte à Couronne, où il coula.  

Le lieutenant des douanes F. Lefebvre et deux canotiers participent au sauvetage en allant chercher à la nage une bouée afin de l’amener à l’estacade.

 

Rapport de M. le capitaine Conseil, qui dirigeait les secours depuis l’estacade de l'ouest : 

 

A son arrivée M. le capitaine F. Lefebvre, et deux canotiers de la douane, étaient non loin du bord du navire échoué. L’équipage leur avait envoyé une bouée qui n’accosta pas et que M. Lefebvre était allé  chercher à la nage. Il avait porté cette amarre sur l’estacade, mais au moment où plusieurs marins halaient dessus, elle se rompit. Ensuite, le patron Monier du bateau lamaneur N °10 tenta vainement d’aller jusqu'à bord.  Espérant être plus heureux, Messieurs F. Lefebvre et Conseil, avec une embarcation des ponts-et-chaussées, firent aussi des efforts pour gagner le navire échoué, mais durent y renoncer. 

Tant de dévouement doit nécessairement avoir pour résultat de diminuer le nombre de sinistres maritimes. 

 

 

Sources  

La Dunkerquoise 8 février 1851  

Archives municipales de Dunkerque – Michel Dahaene « Drames en mer » 

Archives municipales de Dunkerque – Fortune de mer sur les bancs de Flandre – Jean-Luc Porhel 

 

 

 

Le Ministre de la Marine attribue

Un témoignage offciel de satisfaction à

Conseil - G.Neuts. Lefebvre F.B