19 juillet 1950

-Sauvetage du AUDACIEUX

6 personnes sauvées - 1 marin noyé

 

 

Commandant Obstiné

Albert Becuwe

Armement du remorqueur

Vedette du ferry

Bateau de pêche

 

 

 

 

 

 

Dunkerque

A l'entrée du port, vers 16H00 , alors qu'il assurait, avec l'OBSTINE (ex-Menhir) le mouvement d'entrée du liberty italien DODIN MARSANO, le remorqueur  AUDACIEUX a coulé en une minute, un dispositif de sécurité, qui devait permettre de larguer la remorque, n'ayant pas fonctionné.

On déplore une victime, le mécanicien Léopold  Durand, 31 ans, marié, et père de deux enfants.      L'équipage de l'AUDACIEUX se composait de MM. Marcel Vanhaezebrouck, capitaine;  Julien Blondeel, chauffeur; Léon Wambst, Lucien Demazière et Jacques Alliance, matelots;  Jean Defives, novice et Léopold Durand.

Les six rescapés ont été recueillis par l'OBSTINE (capitaine Albert Becuwe), le vedette du ferry-boat et un petit bateau qui pêchait des moules.   

L'AUDACIEUX et deux autres remorqueurs semblables avaient été achetés à Hambourg, par la S.D.R.S. au début de cette année.

 

 

 

 

 

 

 

source

La voix du Nord  19 juillet 1950

Crédit photographique

 Voix du Nord du 19 juillet 1950

 

 

 

 

 

 

Equipage MAURICE MARGUERITE
Remorqueur Audacieux et Adroit

Remorqueur Audacieux 

Léopold Durand

L'officier  mécanicien Lépold Durand
de Malo-les-Bains né à Molinghem (62)

Il a suffi de quelques minutes seulement pour que le bateau disparût, coulant à pic, entraînant sa victime. Léopold Durand était arrivé  à Malo-les-Bains en 1937. Pendant la guerre il avait été déporté en Allemagne et était rentré à la SDRS à son retour de captivité.
II avait obtenu, en octobre dernier son diplôme d’officier mécanicien. Il embarqua d’abord sur le ROBUSTE remorqueur de la Société Dunkerquoise de Remorquage et de Sauvetage. (SDRS)

Il fut désigné pour aller prendre à Hambourg, le bateau allemand qui devait être baptisé AUDACIEUX

Au cours de la nuit le scaphandrier Sulek est descendu à trois reprises dans le bateau qui repose par 10 mètres de fond. Il est entré dans la chambre des machines sans y découvrir le corps du chef mécanicien.

Il se peut que, ce dernier aspiré par l' eau, ait été projeté parmi les tuyautages. Afin d’éviter que le corps ne soit éventuellement emporté tous les orifices ont été obturés. Son corps devrait être découvert lors du renflouage.