Princesse ASTRID crédit DK épaves

21 juin 1949

-Sauvetage de la malle PRINCESSE ASTRID-

Tous les passagers et la quasi totalité de l'équipage* sont sauvés.
* 5 marins y laissent la vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Patron du canot

Auguste Brunet

Sous-patron

Louis Bossu

Armement de l'Amiral Ronarc'h

mécanicien Joseph Bouteille - Alfred Gelle

Maurice Théry - Paul Hamelin - Lucien Bossu - 

Louis Dewitte - Charles Blondeel

Patron des douanes François Legrand (Volontaire)

Remorqueur Mene Hom

Hervé Nilho commandant

Cargo  Cap Hadid

Commandant Joos

Chalutier  Les trois frères

Patron Jean Joly

Les remorqueur Dogue, Râblé, Bélier,  Bergsche Maas

Hendlesche Maas, Maashaven et  Andlesch Maas

Autre sauveteurs

Dekeyser


 


 

Dunkerque

La malle de Douvres avait quitté Ostende la veille vers 11 heures, le temps favorable et la mer calme ne pouvaient laisser prévoir la catastrophe qui allait se produire dans le chenal que des centaines de navires de toute taille parcourent nuit et jour.

A 16h12, à trois milles à l'ouest du sémaphore de Dunkerque, à  hauteur de la bouée n° 8, entre le Grand-Fort-Philippe et Loon-Plage près du banc Snow, la malle Ostende-Douvres PRINCESSE ASTRID, qui transportait 415 passagers, saute sur une mine. La détonation ébranle l'air. Elle est perçue jusqu'au sémaphore qui, avant même que, parti du navire blessé, son S. O. S, alerte la capitainerie du port de Dunkerque.

M. Audo, le lieutenant de port, alerté huit minutes après la catastrophe avec la jeune téléphoniste Gisèle Devinck met en route vers la malle en détresse tout ce que le port contient de navires sous pression. Sept remorqueurs foncent à toute allure vers le PRINCESSE ASTRID qui est en ce moment au large de Loon-Plage, sept remorqueurs dont les museaux s'enfoncent rageusement dans la mer, tellement leur hâte est grande.

Le radio apporte au capitaine Timmerman  le télégramme émis par Dunkerque .

Faisons l'impossible pour vous sauver. Vous envoyons tous bâtiments disponibles pour transbordement passagers et équipage. Bon courage.


Le vapeur CAP HADID, qui arrivait au port de Dunkerque, s'est immédiatement dirigé sur les lieux du naufrage.

On a viré court dans le chenal, « A gauche toute ». Et puis :« En avant toute », le cap sur la bouée   et la PA . Les deux milles sont vite avalés. On court un moment sur son  erre. « En arrière toute ». On stoppe à toucher la « Malle ».


La mine a touché à hauteur de la chambre des machines. Une secousse pas extraordinaire, mais les tôles de la coque ont cédé sous la flottaison. L'eau tout de suite a commencé de monter. Des conduites ont crevé, une chaudière a explosé.

Personne, sur le pont, n'a entendu les hurlements des malheureux brûlés vivants dans les profondeurs de la machine. Une large déchirure est béante au centre arrière du bâtiment empli d’une âcre fumée.Un silence angoissé succède à la sourde détonation. Les passagers ont roulé pèle-mêle, les uns sur les autres. Une minute d'affolement lorsque chacun comprit l'imminence et l'ampleur du danger. Mais déjà l’état major du navire  en quelques secondes ramène le calme et la discipline.

Le capitaine Timmerman a pris toutes les dispositions pour l'évacuation du bâtiment.

Mais il sait qu'il va couler. Dans combien de temps ?

Il s'efforce de sauver navire et passagers par la simple manœuvre qui lui aurait permis d'échouer  sur les bords mêmes du chenal. L'opération n'allait réussir qu'à moitié et seul l'avant s’échoua, tandis que l'arrière déchiré s’alourdissant d'eau allait provoquer la perte totale du bâtiment.

Mais on met tout de même les bossoirs en position pour descendre les canots à la mer. Et comme la gîte s'accentue, on commence l'évacuation dans l'ordre, bouée de sauvetage autour des reins, les enfants d'abord dans les canots.

Le capitaine est resté sur sa passerelle et rien ne paraît de sa douleur sur son visage tanné par les embruns. Pourtant, il y a un instant, le chef mécanicien est venu lui faire son rapport. Cinq hommes, au fond ont été atrocement brûlés par les jets de vapeur et ils en sont morts. D'autres sont blessés car c'est, hélas, bien la vérité telle que le SOS l'a fait connaître. On va couler !!!

Il n'y a plus qu'à attendre dans le calme. Ce n'est plus la peine d'essayer de naviguer dans ces conditions là, les machines sont noyées. Cinq hommes sont morts, les deuxièmes mécaniciens Brissineck et Velghe, les chauffeurs Desmet, Van Steem et Van Welsenaers. Huit autres membres de l'équipage sont blessés. Le capitaine Timmermann fait remonter tout le monde sur le pont et placer les corps des matelots tués dans le poste d'équipage.

De la passerelle où règne en maître le capitaine Timmerman, commandant du bord, tombent les premiers ordres : la voix de l'officier est calme.

Grâce à Dieu, nous ne risquons rien, dit-il, et il répète sa phrase en anglais, car les Anglais sont de loin les voyageurs les plus nombreux à bord.

A ce moment, le bateau penche pour la première fois, il prend une bande qui sans être dangereuse effraie les jeunes femmes et les petits enfants, qui déjà affluent sur le pont. Il y a des cris d'effroi, mais pas d'affolement. Encore moins de panique. Les officiers belges commandent, les matelots travaillent de tout leur cœur à dégager les bateaux de sauvetage. Les passagers ont déjà passé les fameux lift-jackets que l'on ne trouve pas toujours quand on en a le plus besoin. Le tout se passe dans la dignité. Le bateau a tendance à se coucher. Des petits enfants pleurent. Et vient le cri

"aux canots, les femmes et les enfants d'abord".

Et tout continue à se passer comme si la mort ne rôdait pas à chaque instant plus près du navire en perdition. On voit des femmes refuser de se sauver parce qu'elles veulent vivre ou mourir avec leur compagnon. Aucun égoïsme, aucune brutalité. Les enfants gagnent de bras en bras des refuges à peu près sûrs dans ces canots qui dansent à la lame.

La PRINCESSE ASTRID dérive lentement et  soudain s'immobilise. Elle a touché un banc de sable et avec cette mer d'huile, c'est un jeu de mettre les embarcations à l'eau avec leur chargement humain. Le va-et-vient s'organise. Tous les enfants, d'abord, sont sauvés. Le dernier enfant était embarqué lorsque le premier remorqueur, le MENE HOM arrive lui aussi sur les lieux. Il est dix-sept heures. Dans l'ordre parfait qui continue de régner, les passagers, les femmes, les premières, passent, à bord du MENE HOM, de la Société d'Encouragement dunkerquoise de remorquage.

Les enfants de Jean Bart montreront ce qu'ils peuvent faire. Ils abordent littéralement ce bateau de 3500 tonnes déjà plus que chargé d'eau, sans se soucier d'être entraînés par un brusque chavirement du blessé. D'autres se chargent d'emmener dans une longue chaîne les chaloupes du navire naufragé. Mais le bateau perd de plus en plus de sa stabilité. Il y a des blessés parmi ceux qui se trouvent dans l'eau et qui sont coincés entre les débris. On recueille notamment un homme dont il n'émerge plus que la main entre deux poutres.

Bientôt, tous les passagers sont en sécurité. Il ne reste plus à bord que le capitaine belge Timmermann et ses officiers.

Un sauveteur M. Dekeyser de Dunkerque, a de l'eau jusque la ceinture, au moment où il ne reste à bord plus que le capitaine. Celui-ci tombe à l'eau. On peut heureusement le repêcher.

Les remorqueurs dunkerquois vont tenter de sauver maintenant le bâtiment. Ils passent des amarres à la PRINCESSE ASTRID pour la déséchouer de son banc de sable. Les Dunkerquois, rablés, tirent. La malle bronche, se décolle du fond. Elle vient. Va-t-on la ramener jusque dans le port de Dunkerque ?

Ce serait trop beau. La voilà qui donne terriblement de la bande : 60° de gîte à bâbord. Elle s'enfonce. Elle se remet d'aplomb et sombre tout d'un coup. La passerelle supérieure où les officiers  sont réfugiés, les cheminées et les mâts émergent seuls. Les hommes du remorquage s'en vont encore sauver les derniers naufragés au milieu des remous du navire à l'agonie.

La flottille de sauvetage où les rescapés, maintenant en sécurité, se laissaient aller à l'émotion que chacun d'eux avait su maîtriser à la minute critique, prenait rapidement la direction du port. Sur les17 blessés, quatre dont l'état paraissait grave, furent conduits à l'hôpital de la ville.

Les autre passagers rassemblés à la gare maritime allait y attendre le départ, dans la nuit, du ferry-boat  de Douvres. La plupart ont pu repartir dans la nuit même pour Londres. Malheureusement les bagages ont été perdus dans l'aventure et on a vu à Dunkerque hier soir de jeunes mamans en quête de biberons et de lait pour leurs tout-petits. Une grande partie de la poste a été sauvée. Les passagers ont félicité au moment où on l'emmenait tout couvert de pansements le commandant Timmerman et ses officiers adjoints Charles Haeck et Pottier. C'est grâce à leur énergie, à leur vigilance, qu'une catastrophe a pu être évitée. La panique à bord du PRINCESSE ASTRID aurait inévitablement engendré un drame beaucoup plus grave. Quant aux sauveteurs dunkerquois, ils ont fait comme toujours, ils sont allés au plus vite au secours d'êtres en péril avec cette merveilleuse fraternité des gens de mer.

Quant à l'équipage du PRINCESSE ASTRID, en deuil de ses cinq disparus, il regagnait Ostende.


 

Les bateaux  présents au sauvetage :

Canot de sauvetage AMIRAL RONARC'H
54 personnes sauvées

L'alerte est donnée, moins d'un quart d'heure après le canot de sauvetage AMIRAL RONARC'H est lancé.

C'est sa première sortie : un mois et demi plus tôt il a quitté son chantier de construction Jouët, à Sartrouville, pour rallier sa station.

 

Aussitôt franchies les jetées de Dunkerque,  il établit sa voilure et la bonne brise jointe à la puissance de ses deux moteurs lui fait gagner de vitesse remorqueurs et embarcations alertés. De tous les bâtiments ayant appareillé de Dunkerque, c'est bon premier que l'AMIRAL RONARC'H  arrive le long de la PA. Déjà, dans des embarcations surchargées du paquebot qui commence à couler, se sont entassés les passagers.

 

L'AMIRAL RONARC'H recueille ainsi trente femmes et enfants et ramène deux embarcations avec leurs douze hommes d'équipage.

 

 

 

 

 

Le cargo CAP-HADID
68 personnes sauvées


 

Remorqueur MENE HOM
200 personnes sauvées

 

Chalutier les TROIS FRÈRES
51 personnes sauvées

 

Remorqueur Andlesch Maas
Rentré en tirant des baleinières de sauvetage
Remorqueur Le RÂBLE
1 personne sauvée en la personne du commandant Timmerman

 

5 autres remorqueurs sont présents sur la zone: Dogue, Bélier, Bergsche Maas, Hendlesche Maas, Maashaven

 

 

 

Les témoignages

 

Le commandant Timmerman témoigne:

La mine a explosé sous la chaufferie, nous dit-il. Elle m'a tué cinq mes hommes. Je ne pouvais rien faire pour empêcher ce malheur. Les autres membres de l'équipage, tous ostendais, et les 415 passagers ont été sauvés grâce à la diligence, au courage et à l’adresse des Dunkerquois. Je m'incline devant l'exemple de fraternité maritime qu'ils viennent de donner.

Charles Diériekx chef mécanicien du Princesse Astrid témoigne :

Il est assis à l'entrée de la salle des machines. C'est un ancien de la ligne Douvres-Ostende. En relevant la tête, il admire l'alignement harmonieux des pièces énormes et vivantes autour desquelles s'affairent les mécaniciens. Diérickx a fait toute la guerre à bord de ce fameux bateau, un 3300 tonnes, qui porte le nom d'une Reine aimée entre toutes, la PRINCESSE ASTRID. Diérickx ne cache pas au pilote anglais, qui aujourd'hui, fait figure de passager, qu 'il ne changerait pas facilement de bateau, que celui-ci suffit à son bonheur de marin paisible. Il regarde l'heure de sa montre. Il est 4h12. A ce moment précis, Charles Diérickx, dans un vacarme effroyable, se sent partir au ciel, lui et sa chaise. Le pilote anglais disparaît comme avalé par une trappe. Il n'y a plus qu'un formidable hurlement, un halètement tragique. Il n'y a plus de machine, il n'y a plus d'hommes, il n'y a plus que de la vapeur étonnement épaisse et le ruissellement de la mer qui éteint tout. Charles Diérickx, blessé à la tête n'a jamais su comment, il s'était retrouvé sur le pont du bateau où on l'a ranimé. Il a tôt fait de comprendre : une mine à tribord arrière. L'engin échappé aux dragueurs a frappé la hanche du navire en plein à l'aplomb de la salle des machines. La PRINCESSE ASTRID  a eu un sursaut de bête blessée. Elle s'est brusquement enfoncée par l'arrière, comme si une main géante avait appuyé sur le gouvernail. A l'intérieur, c'est un véritable désastre. Le beau navire semble avoir été visité par une tornade: vitres pulvérisées, glaces cassées, c'est une cascade de bruits étranges.

Témoignage du général américain John  H Hilldreg  22 juin

100 passagers et moi-même devons la vie au comportement héroïque du capitaine du remorqueur français MENE HOM qui risquant sa vie a permis de sauver les 100 derniers passagers.

Les 11 canots de sauvetage furent mis à la mer et nous restions une centaine à bord. La situation n'était pas brillante quand nous aperçûmes de la fumée au loin. C 'était le remorqueur MENE HOM qui arrivait sur nous à toute vapeur. Alors que le navire s’enfonçait rapidement, le capitaine du remorqueur avec un  mérpis absolu du danger négligea de se maintenir à la distance de sécurité réglementaire et se rangea contre la coque du PRINCESSE ASTRID. C’est grâce à lui et lui seul que nous avons échappé à la mort. En 15 minutes nous avions tous sauté sur son remorqueur. Nous étions éloignés de 200 m mais le capitaine du MENE HOM  voyant d'autres bateaux s'efforçant en vain de prendre à leur bord les officiers du PRINCESSE ASTRID  cramponnés aux échelles de corde revient sur l'épave et reste jusqu’à ce que le dernier homme soit en sûreté. A ce moment le PRINCESSE ASTRID se couche  sur le flanc et c’est dans une véritable tourbillon de débris que le remorqueur quitte le lieu de la catastrophe. Le commandant du MENEHOM est Hervé Nilho breton d'origine.

Interview en anglais disponible ci-contre

 

Equipage MAURICE MARGUERITE
Princesse ASTRID crédit DK épaves
Princesse ASTRID crédit DK épaves
Princesse ASTRID crédit DK épaves
Princesse ASTRID crédit DK épaves
gallery/l'aurore__astrid photo2

Le PRINCESS ASTRID un ancien combattant

Lancé le 2 août 1929. Mis en service en avril 1930 et armé par le Gouvernement belge

 

2950 Tx  105.77m de long 14,07 de large 6 chaudières à tubes et 6 turbines à engrenages Vitesse 23 noeuds

 

Entré au service de l'Amirauté Britannique le 13 Juin 1942, ce bateau avait été transformé en transport de troupes.Il a participé au

 

raid sur Dieppe en aout 1942

débarquement de Sicile en Juin 1943

débarquement de Normandie en Juin 1944.

 

 

Les victimes

Toutes originaires d'Ostende

Il s'agit des  deuxième mécanicien Brissineck et Velge et des chauffeurs Desmet, Vansteen et Van Welsenaers

Les blessés

3 membres de l'équipage tous belges restent hospitalisés à Dunkerque.

Camille Denecker pompier. 24. Nukkurvyk à Ostende  (brûlures graves)

Arthur Beyt mécanicien  74. rue de l'Industrie. Ostende (brûlures)

Jan-Auguste Corveleyn  deuxième mécanicien 35 rue de Rome à Ostende (cote fracturée et brûlures graves)

Le pilote anglais blessé au moment de l'évacuation.

Sont aussi hospitalisés 3  passagers dont 2 sujets britanniques et une baronne finlandaise presque octogénaire.

D'ou venait cette mine ?

Il ne peut s'agir que d'un engin dérivant. Le chenal de Dunkerque est l'un des plus fréquentés de la Manche. Et l'on sait, depuis longtemps, que les services français et belge de déminage ont fait tout leur devoir.C’est une de ces catastrophes comme il s'en produit longtemps encore après les guerres, avec ces mines qui continuent, de flotter entre deux eaux comme des épaves mortelles.

 

Le  déminage - 5.500 mines détruites

Commencées en 1944, les opérations de déminage des côtes françaises de la Méditerranée, de l'Atlantique, de  la Manche et de la Mer du Nord ont été terminées à la fin de 1947. Cent quinze bâtiments français, montés par trois cents officiers et trois mille cnq cents hommes, avaient dragué pendant cette période vingt mille kilomètres carrés de mer et détruit cinq mille cinq cents mines. Au cours des opérations de déminage, trente-cinq officiers et hommes d'équipage ont trouvé une mort héroïque, tandis que deux dragueurs s'en allaient par le fond. Dix autres bâtiments avaient été endommagés.

Actuellement, les côtes de la Méditerranée, de la Manche et de la mer du Nord sont considérées comme entièrement déminées. Seules, les côtes de l'Atlantique sont encore dangereuses, mais de larges chenaux ont été pratiqués au milieu des champs de mines à l'entrée des ports de Bordeaux, Saint-Nazaire et La Rochelle. Une escadrille de six dragueurs, basée à Brest, poursuit toujours ses travaux de déminage. Elle est surtout à l'affût des mines qui, après s'être décrochées des chaînes qui les retiennent entre deux eaux, remontent à la surface et risquent de heurter un navire.

Depuis la guerre, signale le communiqué, 112 navires et 66 chalutiers. au total, ont été coulés par des mines dans les anciennes zones de guerre.  L'Amirauté n'exclut pas formellement l'hypothèse qu'une mine, prise dans les filets d'un chalutier, se soit décrochée dans une zone nettoyée.

Et ne dit-on pas qu'un fonctionnaire du port de Dunkerque aurait aperçu hier matin une mine au large de l'épave. Pour conclure, le communiqué précise que si l'Office international de déminage continue de draguer au large des côtes hollandaises et allemandes et dans la Méditerranée, aucun dragage n'est plus fait dans la Manche depuis déjà un certain temps.

'Article paru juste après la catastrophe'

 

gallery/princesse astrid presse 1

Cette page a été compilée à partir de sites et de plusieurs sources de presse. Ceci explique certaines divergences.

Le premier article de la VDN fait état de 218 passagers et 55  hommes d'équipage. Le nombre des personnes sauvées atteignant 373 sans tenir compte des baleinières tractées par le remorqueur le nombre de 415 passagers donné dans un article paraît plus cohérent.

Il en va de  même si on totalise le nombre de remorqueurs, on en trouve  un de plus qu'annoncé par la capitainerie.

Le canot de Gravelines MAURICE PINEL est aussi cité comme présent sur le naufrage mais dans un seul article et rien de tel dans les annales du sauvetage en mer..

 

Cette catastrophe a généré des questionnements sur la cause du naufrage, la qualité des chaudières. Des tentatives de renflouage ont été évoquées et des expertises ont été réalisées par des plongeurs.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ces points,  rendez vous sur le site de  Dk épaves  (cliquez sur le logo)

 

Sources :

BNF Gallica L'Aurore, Paris presse l'Intransigeant, L'aube

BNF Gallica Annales de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés

Dk épaves

Archives du Centre de Mémoire Urbaine de dunkerque

Crédits photographiques : Dk épaves - VDN - Roy Thorntonn - Guy Cochin -  René Alloin et Arne Pyson - L'intransigeant

Crédit Vidéo  British paté

 

 

 

gallery/epaves

16H12

Le sémaphore lance l'appel de détresse 

16H30

Le CAP HADID  est sur zone

17H15

La malle s'enfonce par l'arrière

18H03

La PRINCESSE ASTRID coule

gallery/00000 canot
gallery/00000 remorqueur
gallery/00000 pecheur

Une petite fille rescapée qui

a réussi à sauver sa poupée

Ce sauvetage sera récompensé par 

Médaille d'Or Vice-Amiral de Jonquières Auguste Brunet

Médaille d'Argent 

Maurice Thiry - Paul Hamelin

Louis Bossu et Joseph Bouteille.

Bateau sauveteur les Trois- Frères

Chalutier les Trois Frères

Patron Jean Joly

Interviex Général Hilldregg

Ce sauvetage sera récompensé par 

Médaille d'argent et un diplôme d'honneur

au cargo CAP HADID sous le commandament du capitaine Joos 

Ministère de la marine