*40 ans de  société humaine de Dunkerque*

 

 

 

 

7 mai 1835 Moyens matériels

Le maire de la ville demande au ministre de la marine et des colonies de mettre à disposition de la SH un des bateaux de sauvetage construit par le gouvernement à Cherbourg. La demande est acceptée.Conduit à la mer à l’aide d’un chariot, il effectue sa première sortie le 29 novembre 1836. Commandée par le patron Caron, elle se porte au secours du voilier la « JEUNE MARIE CHARLOTTE »

18 mars 1942 Remerciements
Dans sa séance dernière, la Société humaine de Dunkerque a décerné à Jean-Baptiste-François Bense, de Calais, âgé de  douze ans, une médaille en argent de grand modèle, en récompense du bel acte de dévouement par lequel cet enfant s'est distingué le 18 avril 1841, en sauvant, dans le bassin de la Marine, un autre enfant de 8 ans, de cette ville. Le jeune Maes, jouant dans le canot d'un navire commandé par le capitaine Bense, tomba dans le bassin. Aussitôt le fils de ce capitaine, malgré la température encore froide, se précipita, tout habillé, plongea et ramena sur l'eau le petit malheureux qui se noyait. Bense nagea vers son embarcation, mais celle-ci était trop haute de bordée pour qu'il pût mettre la main sur le plat-bord sans laisser échapper sou précieux fardeau. Bientôt il sent ses  forces s'épuiser par l'inutilité de ses efforts, et sa position devenait tellement critique, que tout autre à sa place eût cherché à se sauver d'abord, en abandonnant celui qu'il peut à peine soutenir; mais Bense, doué d'une énergie au-dessus de son âge, veut sauver l'enfant ou périr ou avec lui. Réunissant ses forces et redoublant d'efforts, il nage d'un bras, tenant toujours de l'autre Maes évanoui, et cherche à gagner une prochaine échelle. Ce fut alors que l'on put leur venir en aide et sauver l'un et l'autre

1856 Philanthropie

Elle n’a pas cessé depuis lors de mériter les plus louables éloges. Le dernier acte auquel nous-mêmes nous coopérâmes, fut la souscription dont la Société Humaine prit l’initiative en faveur des familles des 157 marins péris à Islande dans la campagne de 1856.

Sans doute, en qualité de secrétaire de la Société Humaine, nous prîmes à cette honorable manifestation la part que l’intérêt de la cause réclamait de notre zèle ; mais, nous devons l’avouer hautement, le dévouement et l’influence personnelle de M. Morel furent les auxiliaires les plus puissants qui en assurèrent le succès.

Comprenant les grandes souscriptions du Roi, des ministres, du comte Roger, député, du Préfet du Nord, de Monseigneur l’évêque de Cambrai, nous eûmes le bonheur de réunir une somme de 56.000 francs, qui nous fut fournie par les libérales offrandes de villes et communes.

Benjamin Morel  - Un président actif et présent.

 

 29 Novembre 1856 Echouement de la Jeune-Marie- Charlotte.
 

La presse locale relate  que le président de la Société s’était rendu des premiers au poste de la baraque, où était déposé le bateau sauveteur, et qu’il ne cessa d’y donner les ordres nécessaires à la circonstance.

 

1848 Naufrage du Porc Epic

 

La généreuse conduite de Benjamin Morel,dans le sauvetage des naufragés eut assez de retentissement pour que le Ministre de la Marine et des colonies lui en adresse une lettre particulière de sincère gratitude, au nom du corps de la marine qu’il représente.

 

7 Décembre 1855 Naufrage des Dorothy et Diana,
 

M. Morel, accompagné des membres du comité, se porta sur le lieu du sinistre et y présida pendant plusieurs heures à toutes les mesures utiles au sauvetage de ces bâtiments. Il ne quitta qu’après s’être assuré que tous les secours avaient été donnés aux équipages naufragés. En témoignage de reconnaissance pour cet énergique dévouement, malgré son grand âge, dit le journal la Dunkerquoise, M. Morel était alors âgé de 75 ans, le principal secrétaire d’Etat de Sa Majesté britannique écrivit à M. Morel une lettre officielle de félicitation

 

29 Janvier 1857.Naufrage des Trois Sœurs.

 

C'est dans ce drame  où la mer furieuse se fit l’horrible part de cinq victimes, parmi lesquelles la cité eut à pleurer le brave pilote Mathias Bommelaer,  l’intrépide vieillard Gaspard Neuts capitaine de navire de pêche et le jeune pilote Celle, que  M. Conseil, ancien capitaine de port à Dunkerque écrit et raconte le zèle incessant de M. Benjamin Morel dans ces crises désastreuses. On y verra M. Morel présent sur les lieux, pendant tout le temps du sinistre, il prodigue à tous, blessés et naufragés, les soins les plus affectueux.

 

Son devoir ne s’arrêtait pas pour lui à ces faits matériels ; quelques jours plus tard, M. Morel accompagnait, en tête des membres de la Société Humaine, le cortège funèbre des malheureux péris dans cette funeste journée. On l’y voyait, le deuil au cœur, suivi de toute une population attendrie, qui n’avait que des élans d’admiration pour un courage aussi sublime.

 

1860 janvier ou Février - Nous n'avons  pas de trace de ce naufrage signalé par Carlier l'Ainé dans sa biographie de B.Morel

 

A la sortie du spectacle, au temps le plus rude de l’hiver (dans l’année même de la mort de M. Morel), on vint le prévenir que plusieurs navires étaient menacés de se perdre à l’est du port. La nuit était obscure, le froid intense ; M. Morel, n’écoutant que son cœur, se rendit sur la jetée, où il dirigea avec d’autres membres de la Société Humaine tous les moyens de sauvetage. Il ne quitta les lieux qu’après s’être assuré que la vie de tous était sauve. Il avait passé la nuit entière à essuyer la pluie et la grêle, ne résistant aux efforts de la tempête qu’en se cramponnant aux barres de l’estacade.

Les premières années

Ainsi que le mentionne le compte-rendu des travaux de la première année, rien n’avait été accompli efficacement au point de vue des sauvetages. La première année s’était passée tout en démarches, afin d’obtenir à la Société l’attache administrative, afin d’obtenir surtout l’autorisation d’établir des lieux de dépôts pour le matériel, en dehors des fortifications.

ll fallut acheter et faire confectionner les objets nécessaires, et avant tout solliciter de toutes parts les souscripteurs, que nous eûmes la bonne chance d’attacher pour plusieurs années à raison de cinq francs par an, et de façon à produire une somme d’environ trois mille francs, comme dotation annuelle pendant les premières années, naturellement les plus coûteuses, à cause des frais d’installation.

Le compte-rendu des travaux de la seconde année prit déjà de l’extension par l’importance des faits auxquels la Société avait apporté son secours. Il mentionnait l’encaisse de 4.000 francs, et, sous l’impulsion active de son président, admirablement secondé par tous les membres du Comité, la Société Humaine était toute prête à accomplir partout le but de son institution.

sources :

La presse du 17 mars 1842

BNF Gallica Oeuvres Dunkerquoise

BNF Gallica Lamartine et la Flandre par Henri Cochin (1854 - 1926)

Archives de Dunkerque Centre de la Mémoire Urbaine

BNF GAllica Biographie de Benjamin Morel par JJ Carlier

 

 

1869

La Société Humaine de Dunkerque s'est adressée à la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés et a réclamé son concours pour l'aider à organiser sur de nouvelles bases le service du sauvetage, qui jusqu'ici a laissé beaucoup à désirer. Il n'existe à Dunkerque qu'un bateau de sauvetage ancien, dépourvu des propriétés les plus essentielles et des moyens propres à assurer son fonctionnement. La première chose à faire sera de doter cette station d'un canot de sauvetage, le Comité se propose de donner cette affectation au canot primitivement destiné à L'Herbaudière.

1872

La station de Dunkerque a été annexée à la Société centrale en mettant à sa disposition son matériel et la somme de 14,000 francs, qu'elle avait en réserve. Son Comité a adhéré avec empressement au désir exprimé par Marc Dessurne président de la Société, et Plocq, ingénieur en chef des ponts et chaussées, son secrétaire..

1874

La Société Humaine de Dunkerque qui a été dissoute est cité comme Bienfaitrice de la SCSN