7 AVRIL1935

-Sauvetage du LIEUTENANT BOYAU-

18 personnes sauvées

 

 

 

 

Sauveteur

Adolphe Laurent

 

Islande

Le 12 mars 1935,  à 23H00,  le pont du trois-mâts LIEUTENANT BOYAU, commandé par Pierre Sagot secondé par Edouard Gosselin est balayé par une lame qui l'envoie sur les récifs. Echoué et brisé à la pointe de Medallands, il est rempli d'eau et n'a plus aucun moyen de sauvetage à la disposition de son équipage.

Le matelot Adolphe Laurent vient trouver le capitaine et lui déclare vouloir se jeter à la mer avec une ligne pour établir un va-etvient. Malgré les lames très violentes qui déferlent autour du bâtiment et qui ont fait chavirer quelques heures auparavant  un des canots, malgré le courant de 3 à 4 noeuds qui a emporté, le matin, un matelot essayant de gagner la terre, le matelot Adolphe Laurent se jette résolument à la mer et arrive au rivage après un quart d'heure de nage exténuante. Transi et à demi asphyxié par l'eau mélangée de pétrole qu'il a avalée, il n'arrive à sortir de l'eau qu'en se traînant sur les rochers avec une énergie surhumaine.

Surmontant son épuisement par un magnifique sursaut de courage, il s'emploie aussitôt à travailler à l'établissement d'un va-et-vient, grâce auquel 18 hommes sont sauvés d'une mort certaine, deux autres ont été malheureusement frappés de congestion et un troisième mal amarré a été emporté par le courant.

Le capitaine Sagot et le lieutenant Gosselin seront les  derniers  à quitter le navire. Tous sont fappés de découragement  "Creusons notre tombe dans le sable" dira l'un d'entre eux.

Quatre marins fort affaiblis arrivaient à Fijot  dans une ferme écartée. Les habitants, sans comprendre leur langue, devinèrent que leurs camarades étaient en souffrance à dix kilomêtres de là. Une équipe de secours partit vers la côte avec  des petits chevaux islandais. Elle découvrit d'abord près de la ferme, le cadavre d'un marin qui avait tenté d'accompagner ses camarades, puis, sur la plage, malgré la tempête, dix-neuf marins vivants. Deux autres membres avaient succombé. On entrevoyait dans un brisant ia goélette échouée. Les  vingt-trois survivants ont été transportés à la ferme de Fijot où ils ont  passé la nuit.*

Arrivés à Reyjavik le 23 mars, après deux jours de cheval et une journée en automobile, les 18 marins reviennent à Dunkerque le 31 mars par la malle PICARD depuis Folkestone ou le LARGAFOSS , paquebot islandais, les avaient débarqués. Ils rejoignent Gravelines en autobus.

 

* Ce texte est la compilation de 3 articles différents. La vérité est sûrement dans la globalité de ce texte, les articles lus étant divergents sur des points de détails.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rôle d'équipage    - Personnel sauvé

 

Capitaine Pierre Sago Second  Edouard Gosselin. 1er lieutenant Merlen. 2° lieutenant Alfred Picard -  (Saint-Malo)

Saleur François Rouxel  (Saint-Malo)    Mécanicien Lepretre

Marins  : Marquis,  Fournier, Genevet, Charlemagne Merlen, Vanhoutte, Ernest Fournier,  Emile Wadoux , Lavallée, Jules Fournier, Lefranc, Verove, Joseph Wadoux, Jean-Baptiste Pierre Verove, Léon-Henri Wadoux, Emile Le Roux (Paimpol)

Mousse Wadoux Michel.

Rôle d'équipage  - Personnel péri en mer

 

Camels Henri Philippe né à Calais le 29 juin 1893, 42 ans, cuisinier

Goubelle Auguste Julien  né aux Hemmes de Marck le 29 nov 1881, 54 ans, matelot

Gosset Marceau Achille né le 21 dec 1897 à St Pol sur Mer, 37 ans, matelot 

Joonnekin Jean Baptiste Julien  né le 25 juin 1911 à Graveline, 22 ans, matelot

Lamotte Roger Jean Baptiste né le 27 juin 1911 à Gravelines, 23 ans, matelot

 

A l'exception des deux malouins et du paimpolais tous les membres de l'équipage sont de  la région gravelinoise.

La Société Centrale de Sauvetage des Naufragés

décerne au matelot Adolphe Laurent

Le prix Marie-Antoinette Bourgeois de 1 000 francs

et la médaille de vermeil

Lieutenant Boyau  Trois-mâts pêche à moteur

Construit à Binic en 1924  de 132 tonneaux pour

François Monnier  négociant en morue  à St Pierre-Et-Miquelon

Revendu en 1932 à la société de grande pêche de Gravelines

Parti en campagne d'Islande le 18 février 1935.

Une rue de Gravelines porte le nom de  Lieutenant Boyau

Sources

BNF Gallica  Annales de la Société Centrale de Sauvetage des naufragés

Journal des débats politiques et littéraires du 15 mars 1935

Grand Echo du Nord  de la France du 1er avril 1935

Wikipédia

 

 

Qui était ce lieutenant?

Maurice Jean Paul Boyau

Né le 8 mai 1888 -Mustapha (Algérie française)

Mort Pour la France 16 septembre 1918  Mars-la-Tour

 

International de Rugby

         6 séléctions Capitaine pendant le tournoi des 5 nations

 

1914-1918  - Pilote

Conflits Première Guerre mondiale

35 victoires aériennes homologuées

Officier de la Légion d'Honneur
Médaille militaire

Lieutenant Maurice Boyau