20 octobre 1929

*Sauvetage du DOGUE*

3 personnes sauvées

 

Commandant du remorqueur

Thomas Salomont

Armement du France

Armement du canot lamaneur

Adrien Loyer, Robert Julien

Arsène Zonekindt

 

Dunkerque

Dans le chenal de Dunkerque, un accident se produit au moment où l'on procédait à l'entrée du vapeur américain LIBERTY. Ce bâtiment, pour gagner les bassins, effectuait à 13 h. 30 son mouvement, pré cédé du remorqueur DOGUE  et surveillé à l'arrière par le TRAPU. Au moment où le LIBERTY poussait ses machines pour éviter la jetée ouest qu'il allait frôler, le remorqueur DOGUE  vint tomber par le travers du grand bâtiment. Le LIBERTY vint donner en vitesse dans le remorqueur qui fut coupé en deux.

L'eau s'engouffra en bouillonnant dans le bâtiment sinistré qui mit à peine quelques secondes pour couler, disparaissant totalement sous les flots et gardant dans ses flancs le mécanicien Brébant et le chauffeur Caillau. Ils périrent à leur poste.

Quant au capitaine Henri Becquet, aux matelots mécaniciens et  matelots Neuquelman et Sorel, ils avaient pu se jeter à l'eau et être recueillis par le remorqueur TRAPU.

Quelques secondes après, le matelot Chebrier accroché à l’étrave fut aidé par un marin américain du liberty qui était descendu le long de la coque avec une corde  pour l’aider à se maintenir avant qu'il ne lâche prise. Les deux marins furent récupérés par un canot lamaneur.
L'émotion au port, dès que cette catastrophe a été connue, fut considérable et  les familles avisées du malheur qui les touchaient le furent avec tous les ménagements posssibles.

Comme on ne sait pas, en raison de la haute mer, à quel endroit exact repose dans le milieu du chenal le Dogue  et ses victimes, le bureau du port a fait consigner ce dernier. Les navires ne peuvent donc ni entrer ni sortir jusqu'à ce qu'il eût été permis de repérer le navire. Dès la marée basse, on sera fixé. Le bâtiment paraît devoir reposer par une dizaine de mètres de fond.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources

BNF Gallica  Le Petit  Journal du 21 octobre 1929

Archives famille Salomont

 

 

 

 

Equipage MAURICE MARGUERITE

Les pressentiments du chef mécanicien

Depuis quelque temps et sans qu'il pûy en expliquer les raisons M. Brébant, chef mécanicien n'embarquait pas sans arrière-pensée sur le DOGUE. Il y a 4 jours ce remorqueur fut légèrement serré entre un bateau et le quai et un accident faillit s'ensuivre.

En racontant ce qu"il s'était passé. M Brébant avait déclaré :

Ce DOGUE sera mon cercueil !

Le pressentiment devait se réaliser, et de quelle tragique manière !

Un ordre salvateur

Le mousse, Pierre Zoonekyndt, agé de 13 ans que le chef mécanicien avait envoyé à Malo-les-Bains chercher son repas, échappa à la catastrophe.

Le Dogue et le Risdan