5 janvier 1914 

-Sauvetage d'un trois-mâts-

19 personnes sauvées

 

 

 

Commandant du canot

Lucien Caillez

Armement du Amicia

 

 

Dunkerque

 

A 0 h. 30, le poste de la jetée ouest du port de Dunkerque avisa le service du port qu'un navire en rade faisait des signaux de détresse. Le service du port transmit l'avis au service du pilotage, et l'élève-pilote présent avertit immédiatement M. Caillez, pilote, patron du canot de sauvetage.

On procède aussitôt à l'armement du canot et à 1 heure celui-ci était prêt. Un remorqueur se trouvant à proximité, dans le port d'échouage, la remorque fut prise et l'on fit route vers la rade, vent de N-O en tempête, mer très grosse ; sortant des jetées, l'on aperçut un trois-mâts à la côte, à 1.000 mètres de la jetée est, ayant le cap au N-N-E ; le navire continua à faire des signaux de détresse jusqu'au moment où le canot de sauvetage vint l'accoster.

L'équipage du trois-mâts eut beaucoup de peine à embarquer, la mer étant très mauvaise. Le gouvernail du canot se brisa au moment de l'accostage ; le sauvetage de la femme et de l'enfant du capitaine offrit de particulières difficultés.

Cependant à 3 heures, l' AMICIA quitta le navire après avoir embarqué tout l' équipage. Deux hommes durent se mettre sur chaque aviron pour dompter la lame et gagner le large ; on gouverna avec deux avirons de queue pour rejoindre le remorqueur qui se trouvait dans la rade. A 3 h. 40 la remorque fut prise et l'on fit route pour le port ; au moment de rentrer, une lame qui s'éleva fit faire une embardée sur tribord et le canot fut presque chaviré ; il fallut couper la remorque pour parer à la mauvaise lame. A 4 heures le canot de sauvetage accostait à la cale des pêcheurs où tout le monde fut débarqué.

L'équipage du navire se composait de 16 hommes, plus la femme du capitaine et son enfant, ainsi que le pilote Joseph Evrard, de la station de Dunkerque.

 


Source

 

 

BNF Gallica  Annales de la Société Centrale  des Naufragés.

 

Durée

du sauvetage

3H30