25 janvier 1910

*Sauvetage  du trois-mâts FULLWOOD*

1  personne sauvée
 

 

 

 

Armement des remorqueurs

 

 

 

 

Dunkerque

Dans l'avant port

UN GRAND TROIS-MATS S'ECHOUE DANS L'AVANT-PORT

Mardi après-midi, entre midi et demi et une heure, le vent soufflait en tempête du N-O. Soudain, un grain de vent et de neige survenant, le vent porta de la direction N-N-E.

Un grand trois-mâts, le FULLWOOD, était amarré au quai Anglais, lorsque le pieu d'amarrage de l'avant se rompit, et le navire se jeta sur le côté.

Tout le poids se porta alors sur les amarres de l'arrière qui, bientôt, cédèrent sous l'effort considérable.

Il n'y avait à bord qu'un garde-feu qui assistait, impuissant, à cette scène dangereuse. Le navire partit à la dérive et alla s'abattre près du gril de carénage, à la pointe qui sépare celui-ci du slip-way.

En cet endroit, plusieurs bateaux étaient amarrés ; deux furent broyés et coulés, l'un appartenant à M. Lucien Lafeune ; l'autre, l' EMILIENNE, chalutier à moteur, appartenant à M. Vandenbussche, de Malo-les-Bains.

Et ceci, malgré les secours, rapidement organisés par des équipes d'ouvriers, malgré le concours de trois remorqueurs de la Société Dunkerquoise qui opèrent sous la direction d'un entrepreneur appelé par M. Debacker, courtier maritime, et de M. Bourbonneau, représentant des assureurs. Tout ce qu'on pouvait tenter pour sauver le bâtiment était subordonné à la condition qu'on puisse attacher des cordages dans les mâtures pour l'empêcher de chavirer à tribord. Mais l'opération était si dangereuse que l'entrepreneur s'était opposé à ce que ses ouvriers l'accomplissent.

 

 

 

 

Source :

Le Grand écho du Nord de la France  27 janvier 1910

Le trois-mâts FULLWOOD arrivé du Chili, il y a plus d'un an avec du nitrate était désarmé.

Il appartenait à la maison Welsford de Liverpool, et jaugeait 2.000 tonnes.