28 décembre 1900

*Sauvetage du PALMA*

5 hommes sauvés

 

 

 

 

Patron du canot : Joseph Arthur Evrard

 

Armement du Clermont Tonnerre : Jean-Pierre Agez -

Jean-François Jean-Baptiste Agez - Alfred Brunet

Pierre-François Coubel -

Antoine-Pierre-J.E. Desmazière -Jean François Fournier

Pierre-Auguste Fournier - Louis-Jean-Baptiste-Benoît Gheys -

Joseph Jules-Alfred Hannequin - Joseph Lemaire -

Auguste-Joseph Leprêtre -

Jules-Joseph Neuquelman - Louis-Joseph Savoyen

 

 

 

 

Gravelines

 

Le vendredi 28 décembre 1900, à deux heures et demie, après midi, huit bateaux de pêche, de Gravelines, pris dans un véritable cyclone de vent d'ouest, furent, en cherchant à gagner le port, jetés à la côte sur une étendue de 1500 mètres environ dans l'est des jetées, deux heures avant la pleine mer.

 

Battus par les vagues, les voiles défoncées, ces bateaux mirent leur pavillon en berne. Aussitôt le patron Joseph Evrard, rallia l'équipage du canot de sauvetage de la station, le DUC DE CLERMONT TONNERRE. Quelques minutes après, le canot était mis à l'eau et traîné à la ligne jusqu'à l'extrémité de la jetée, par de nombreux marins qui comprenaient tout le danger que couraient leurs camarades.

 

En un moment, poussé par le vent qui continuait de souffler, et entraîné par le flot, le canot arriva près du PALMA N°307 monté par sept hommes, dont un se noya en se jetant à la mer, dans l'espoir de gagner la côte à la nage. Les six autres matelots s'étaient réfugiés dans la mâture, la coque du bateau étant complètement submergée.

 

Ces six hommes furent à grand peine recueillis par le canot, leur embarquement étant contrarié par les lames. Pendant ces manœuvres, l'un des matelots du « Palma » fut même blessé à ce point qu'il expira presque aussitôt arrivé à terre.

Une fois les hommes du PALMA embarqués, le canot courut à la côte où il était à peine arrivé que le PALMA chavirait complètement et montrait sa quille en l'air. Grâce à nos sauveteurs, cinq hommes avaient pourtant échappé à la mort, mais la mer menaçait de faire de nouvelles victimes. Le patron Evrard et ses braves canotiers, aidés de courageux marins et plus particulièrement du garde maritime Brunet, qui n'avait pas un seul instant cessé de suivre les opérations de sauvetage, firent des efforts surhumains pour remettre le CLERMONT TONNERRE à la mer.

 

Le flot, les vagues, le vent, tout s'y opposa, et il fallut assister en simples spectateurs à la suite de ce drame qui coûta encore la vie à six autres matelots appartenant aux bateaux 328 et 465.

 

La Société centrale des Naufragés avait encore une fois bien mérité de nos populations, bien que ses efforts n'aient pas eu de résultats malgré le courage que déployait le personnel de la station de Gravelines.

 

Ont péri dans le naufrage : Edouard Vérovee et le mousse Mozandée.

 

Cette forte tempête a également été le théâtre d’un drame qui s’est déroulé sous les yeux de la population gravelinoise et qui est reportée ici  par le docteur Delbecq :

 

Source BNF Gallica Annales de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés

 

 

Sont décernés au canot de Gravelines  : 

le prix Henri Durand (de Blois) de 1 000 francs

Le prix Gabiou Charron 

La Société Centrale de Sauvetage des Naufragés décerne :

Médaille d'Or

Joseph Arthur Evrard

Médaille Argent 1° classe

Alfred Brunet - Joseph Lemaire

Médaille Argent 2° classe

Jean-Pierre Agez - Jean-François  Agez -Pierre Auguste Fournier  -

Jean François Fournier

Médaille Bronze

Auguste Leprêtre

Diplôme d'Honneur

Pierre-F. Coubel -Louis J. Savoyen -

Joseph J.A. Hannequin - Antoine-P.J.E. Desmazière

Jules J. Neuquelman - Louis J-B Bt Gheys